Mots de Mars

L’inspiration est étrange, et, son propre étant d’être imprévisible, elle survient parfois aux moments les plus improbables !
Hormis le roman en cours d’écriture, je couche régulièrement sur le papier quelques phrases, quelques pensées, quelques envolées ponctuelles à l’origine mystérieuse…

J’en publie la plupart sur Twitter, mais je vous proposerai désormais ici-même une petite rétrospective mensuelle.

N’hésitez pas à vous servir si certains mots vous parlent, vous touchent, ou si vous avez simplement l’envie de partager.

Bonne lecture, et, je l’espère, bon moment !

Carole


 

Un jour, l’audace a croisé le courage.
Et l’impossible s’en est allé.

 

Le train passa sans crier gare.

 

Dans la mollesse, rien ne dure.

 

J’ai crié si fort que même le bruit s’est tu.

 

– Altération de l’état général, nécroses étendues, atteinte des organes vitaux.
– La situation se prête peu à l’optimisme, on dirait…
– Le pronostic vital est engagé. Le traitement est plus qu’urgent.
– Qui est le patient ?
– Monsieur…. Monsieur LeMonde

 

Et en cette heure évaporée,

                                        ce temps volé au temps,

                                                                              cette parcelle d’instants dérobée à la nuit,

qu’aurions-nous fait ?

 

Si tant est qu’on puisse tenter de résister à la tentation,
Le temps et l’attente y feront attention.

 

Tant que l’on s’égare, rien n’est perdu.

 

Le manque est un vide. Un vide plein d’absence.

 

Rien ne vaut des petits riens.
Ces petits riens qui contiennent tout.
Tout ce qui compte, on n’y peut rien,
Est dans ces petits riens du tout.

 

Le sarcasme habille les douleurs dont l’armure est brodée au fil de peine.

 

La douceur d’autres jours enlacera les heurts passés,
comme l’aube loue la nuit qui s’éteint.

 

Je ne t’ai jamais effleuré mais ma peau connait la tienne
Je ne t’ai jamais frôlé, mais je sais tes mains sures
Je ne t’ai jamais espéré, mais tes pensées répondent aux miennes
Je ne t’ai jamais parlé, mais les mots qui me manquent sont déjà dans ton silence

 

Nous pourrions nous nourrir de lumière,
Etre bercés par le chant des feuilles posé sur les harmonies du vent,
Mais nous sommes depuis si longtemps aveugles et sourds,
Éventrant le miracle offert qui se meurt en silence,
Mutilant la splendeur sur laquelle pleurent les étoiles.

 

Qu’il est doux ce jour vêtu de paresse que même la soie jalouse.

 

Sur le fil du temps qui se tend
Entre éclosion et conclusion,
Fourbe fable ou fébrile fantaisie
La vie figure un fabuleux funambule.

 

Je l’ai espéré, tant douté de son existence,  
Ce quelque-part où tout s’oublie
Cet ailleurs où il ne fait jamais froid
Cet ici où la peine s’essouffle
Ce refuge dont le plancher tient bon

Il est là, juste là où je ne l’attendais pas

Entre des murs bâtis de force
Joints d’une porte sans serrure
Sous un toit recouvert de paix
Ceint du murmure des mots qui suffisent

Là, juste là

Dans la tiédeur que protègent tes bras

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